L’Egypte, notre cher pays, ne cesse de nous rendre fiers tous les jours. Fiers de sa civilisation sans pareille, fiers de son fleuve sacré, le Nil, fiers de sa glorieuse Histoire, fiers de la bonté de son peuple, fiers du leadership, de la sagesse et de la clairvoyance de son Président, fiers des grands accomplissements et des exploits gigantesques qui se concrétisent chaque jour sur son sol… Aujourd’hui, nous vous parlons d'un petit village égyptien classé au premier rang mondial. C’est le village de Choubra Beloula, dans le nord du pays, premier exportateur de jasmin à l'échelle mondiale. Ce village, à lui seul, produit près de 50% de jasmin de par le monde entier. Spot sur ce village…
Commençons par une simple statistique de la Fédération internationale du commerce d'huiles essentielles et d'arômes (IFEAT), selon, laquelle l'Egypte et l'Inde, dont les productions sont équivalentes, génèrent près de 95% du volume mondial d'extrait de jasmin pour parfums. De par cette statistique, vous pouvez imaginer la quantité de la production de jasmin récoltée de ce petit village égyptien.
Le commerce du jasmin rapporte autour de 6,5 millions de dollars par an à l'Egypte, selon l'IFEAT. Actuellement, un kilo de fleurs de jasmin se vend environ 40 livres égyptiennes (soit 2,1 euros).
Mais, faites attention que la récolte annuelle du jasmin se déroule de juillet à novembre, de nuit car les fleurs sont alors pleinement ouvertes. C’est un travail qui nécessite vraiment de la concentration car il faut distinguer les fleurs écloses des bourgeons qui ne sont cueillis que le lendemain.
Alors, le personnel travaillant est très compétent et qualifié d’un très haut niveau à ce travail car la cueillette ne peut être accomplie que manuellement, ce qui nécessite une main-d'œuvre importante. Chaque ouvrier récolte entre deux et cinq kilogrammes de fleurs par jour.
Pour les paysans travaillant, la récolte reste un moment agréable, en particulier avant le lever du soleil. La douceur de la cueillette, c'est d'être tous là, à discuter et à veiller ensemble dans une ambiance parfumée.
La culture du jasmin occupe par ailleurs quelque 400 hectares dans la région de Gharbiya et la production égyptienne de fleurs de jasmin atteint 20 tonnes par jour. Sa plantation n’est pas facile vu que le jasmin est gourmand en eau : chaque feddan (0,4 hectare) est arrosé trois fois par mois (...) avec 450 à 500 m3 d'eau.
Au beau matin, des camions transportant des cageots débordants de jasmin fraîchement cueilli déposent les fleurs à l'entrée de l'usine Fakhri, selon un reportage sur le terrain fait avant-hier par l’AFP. Cet établissement traite environ 70% du jasmin de Gharbiya et produit près de trois tonnes d'extrait aromatique par an sur les cinq produites en Egypte habituellement.
Il est à noter que c'est la première manufacture d'huiles essentielles à avoir été établie en Egypte après que son fondateur Ahmed Fakhri a introduit le jasmin dans les années 1960 au retour de ses études à Grasse (sud de la France), terre de production florale et capitale française des parfums. Les fleurs sont transformées à l'usine en pâte grossière, dont l'huile essentielle extraite est quasiment entièrement destinée à l'exportation. Apprécié pour ses effluves raffinés, le jasmin est très prisé des parfumeurs et de l'industrie cosmétique.
Dans ce village, le visiteur se trouve dans une ambiance parfumée sans pareille, entouré de terrains plantés de jasmin, sous un soleil éclatant.
Si vous cherchez de la nouveauté à visiter en Egypte, ne ratez pas alors de vous rendre au village de Choubra Beloula, dans le nord, pour voir sur place le processus magique de récolte de jasmin.